• Raphael ELIZE / PREMIER MAIRE METIS DE FRANCE

    Raphaël Élizé arrive en France à 11 ans, après la catastrophe de la montagne Pelée, ses parents ayant fui Saint-Pierre juste avant l'explosion.

    Il suivra les cours des lycées Montaigne, Saint-Louis et Buffon, avant d'intégrer en 1910 l'école vétérinaire de Lyon.

    Affecté au 36e régiment d'infanterie coloniale, il sert comme soldat puis comme vétérinaire, son courage lui valant la Croix de Guerre. 

     photo : http://www.lexpress.fr/region/raphael-elize-maire-noir-dans-les-annees-30_726108.html

     

     

    Il entre en politique en adhérant en 1924 à la section locale de la SFIO à Sablé-sur-Sarthe.

    Candidat malchanceux aux élections municipales de 1925, il est le premier maire noir de France métropolitaine : en effet, en 1929, Sablé-sur-Sarthe élit le premier Antillais maire d'une commune métropolitaine].

    Ce vétérinaire fut élu en 1929, ce qui n'était pas une mince réussite à une époque de montée de l'intolérance. Réussite d'autant plus remarquable que Raphaël Élizé était socialiste.

    Il réalisa pour la ville de Sablé-sur-Sarthe quelques projets : cantine communale, terrain de football, première piscine homologuée de l'ouest de la France.

    D'abord mobilisé le 3 septembre 1939 comme vétérinaire à Hirson dans l'Aisne, il est démobilisé en 1940, rentrant à Sablé où il pressa le préfet de lui rendre ses fonctions, s'attirant cette objection de la Feldkommandantur : « Il est incompréhensible pour le ressentiment allemand et pour le sens du droit allemand qu'un homme de couleur puisse revêtir la charge de maire[4] ».

    Destitué, Élizé reprend son métier et participe à la Résistance (réseau Buckmaster, circuit Butler, groupe Max), notamment en rapportant les informations qu'il peut glaner en tant que vétérinaire… de la Kommandantur. Dénoncé et arrêté en septembre 1943, il passe quelques mois à la prison d'Angers, puis au Camp de Royallieu, près de Compiègne, avant d'être finalement déporté à Buchenwald le 17 janvier 1944. Il est grièvement blessé lors du bombardement allié de l'usine d'armement allemande de la Gustloff-Weimar le 9 février 1945 et meurt à Buchenwald le soir même.

     

    la suite sur Wikipédia 

    : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapha%C3%ABl_%C3%89liz%C3%A9

     






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